Les fake news sont des informations délibérément fausses, délivrées dans le but de tromper un auditoire. Elles peuvent émaner d’un ou plusieurs individus, d’un ou de plusieurs médias, d’un homme d’État ou d’un gouvernement. En 2017, le mot “fake news” a été élu mot de l’année par le dictionnaire Collins.

L’âge est le seul facteur identifié par des chercheurs américains sur la tendance à partager de fausses informations sur les réseaux sociaux. Ce sont les seniors qui sont les plus enclins à partager ces fausses informations. Les internautes de plus de 65 ans en relaient sept fois plus que les 18-29 ans, selon l’étude. Et 2,3 fois plus que le groupe d’âge les 46-65 ans.

Les chercheurs avancent deux explications. La première est une question de génération : nés avant le développement de l’informatique, les plus de 65 ans ont une moindre culture numérique que le reste de la population, et à fortiori les moins de 30 ans, ces « digital natives » qui ont toujours connu Internet. La seconde explication a trait au vieillissement lui-même : l’altération de la mémoire s’accompagne de manière générale d’une plus grande crédulité. Les seniors sont ainsi moins bien armés pour distinguer les sources fiables des autres.

Ces informations au sujet de l’âge des personnes susceptibles de partager des fake news sont donc une clé pour les réseaux sociaux, qui pourraient développer des outils plus efficaces pour lutter contre leur diffusion. On peut par exemple penser à un accompagnement des personnes âgées dans l’utilisation de ces plateformes, mais également à des outils visuels affirmant qu’il s’agit d’un site de confiance ou non.